Pourquoi l'assurance devrait-elle arrêter de financer le dérèglement climatique ?

Le dérèglement climatique accroît le nombre et la puissance des catastrophes naturelles dévastatrices. Les inondations, feux de forêt, pénuries d’eau, sécheresses et ouragans deviennent le quotidien des populations les plus exposées, souvent les plus vulnérables… Ces catastrophes dîtes « naturelles » ne le sont pourtant pas totalement.

En cause ? L’activité humaine qui par une consommation excessive et l’utilisation d’énergies fossiles est en partie responsable de ce dérèglement climatique. On parle désormais d’un réchauffement climatique probable de 3 à 7 degrés à l’horizon 2100…

Pour éviter ce scénario, une véritable transition écologique est essentielle ! Mais elle nécessite des moyens financiers importants. Et pour cela, ce sont tous les secteurs de notre économie qui doivent se mobiliser, en particulier ceux qui financent le monde dans lequel nous vivons et celui dans lequel nous vivrons demain !

Mais que viennent faire les assurances dans le dérèglement climatique ?

Certes, une assurance ne produit pas de biens de consommation. Elle n’émet pas de carbone dans la construction d’une usine, dans la fabrication d’un produit ni dans l’importation du produit sur son lieu de vente. En apparence, ses émissions carbones sont faibles, limitées à la consommation énergétique de ses serveurs, bureaux et agences. Et pourtant, ce secteur est responsable du dérèglement climatique

Une partie de l’argent de l’assurance sert à dédommager ses assurés en cas de sinistres et une autre partie est placée pour consolider et augmenter ses réserves financières. Et ces fonds ne dorment pas, ils sont ensuite réinvestis. Les assurances font d’ailleurs partie des plus gros investisseurs de notre économie. A fin septembre 2020, le montant des placements financiers des assureurs français s’élève à 2 679 Mds d’euros. Ces placements irriguent de nombreux domaines de notre économie et on estime que les assurances dans le monde ont financé les secteurs du charbon du gaz et du pétrole à hauteur de 400 milliards d’euros. Le problème ? En finançant (voire en assurant) des projets polluants, les assurances accélèrent le dérèglement climatique.

Or ce dérèglement climatique génère une augmentation des catastrophes climatiques, contre lesquelles ces mêmes assureurs nous protègent. En bref, les investissements des assureurs financent le plus souvent les risques de demain, entraînant le secteur dans un cercle vicieux. Un comble lorsque l’on prétend garantir à chacun un futur serein !

Pourquoi l'assurance est-elle la mieux placée pour agir ?

L’assurance est finalement l’acteur le mieux placé pour agir pour la transition écologique.

Si on schématise, l’assurance est un pot commun dans lequel chacun peut mettre de l’argent, et dans lequel il est possible de piocher en cas de besoin. Il s’agit en fait d’un outil de solidarité qui se fonde sur la puissance du collectif pour protéger un ensemble de personnes, lié par une volonté de sécuriser le futur. Or aujourd’hui, l’humanité fait face à un défi commun de taille : le dérèglement climatique, qui augmente nos risques. Le système de protection qu’est l’assurance doit prendre une nouvelle dimension, à la hauteur du problème.

La bonne nouvelle est qu’en plus d’être un acteur doté de ce devoir de protection, l’assurance est aussi celle qui peut nous protéger. Pourquoi le peut-elle plus que n’importe quel autre acteur ? Grâce à sa triple casquette d’estimateur de risque, d’assureur et d’investisseur.

En partant de ces constats, l’assurance peut décider de réorienter les flux de capitaux des projets polluants vers des projets à neutralité carbone. Ces moyens financiers doivent être associés à son devoir envers la société d’assurer les citoyens contre les risques climatiques mais aussi à l’urgence de rompre le cercle vicieux qu’elle initie par des investissements néfastes pour l’environnement.

En œuvrant pour la transition écologique, l’assurance renoue avec son principe fondateur d’assurer un futur en protégeant la société des risques liés au dérèglement climatique.

Mais comment une assurance peut-elle être plus responsable ?

Le concept d’éco-assurance s’appuie sur 3 piliers :

Une éco-assurance agit en faveur de la transition écologique en sélectionnant les projets dans lesquels elle investit. D’abord, elle pratique une politique d’exclusion : elle exclut de ses investissements les projets qui utilisent des énergies fossiles. Ensuite, elle favorise les projets et entreprises respectueuses et transparentes. Idéalement, elle finance des projets à vocation purement écologique comme les énergies renouvelables, l’agriculture biologique ou la décarbonation des transports. Les besoins financiers sont immenses et qui de mieux placé pour les financer ?

Une éco-assurance c’est aussi une assurance transparente sur les contrats, la gestion des frais, et les investissements afin de remettre de la confiance au cœur de la relation assurance-assuré.

On en vient donc à notre troisième pilier : l’éco-assurance recrée une communauté d’assurés qui construisent collectivement une assurance qui agit sur les risques présents et à venir. Les assurés peuvent être impliqués dans le choix des projets. Tout le monde peut être acteur du changement et cela passe aussi par choisir où va son argent !

Vous l’aurez compris, la transition écologique repose en partie sur les acteurs financiers que sont les assurances, et qui ont aujourd’hui une part de responsabilité dans le financement du dérèglement climatique.

L’assurance peut et doit désormais se doter d’une responsabilité dans la lutte contre le dérèglement climatique, pour honorer la confiance qui lui est donnée par la société

Et c’est parce que nous pensons que nous n’avons plus le temps d’attendre que les standards des assurances en matière d’investissement et de transparence changent, que nous avons créé Prunelle. Une éco-assurance habitation qui protège aussi notre première maison : la planète.

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